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Collection Arts et poésie

La collection Romans et Essais

La première de couverture

"Lettres de mon refuge"
Maurice Ricci

L’auteur : Maurice Ricci est né à Nice en 1945, il vit à Saint-Martin-Vésubie où il a été, durant plus de trente ans, instituteur puis directeur de l’école primaire. Parallèlement à sa carrière professionnelle, il s’intéresse à diverses expressions artistiques. Il est photographe depuis son plus jeune âge, et a participé à de nombreuses expositions, il est membre des Chœurs du Mercantour, il a écrit plusieurs pièces de théâtre pour enfants. Il oeuvre aussi dans le domaine musical, création de spectacles piano-récitant, participation à un Trio contes & chansons, création de spectacle piano à quatre mains-récitant. Mais il se consacre surtout à l’écriture de nouvelles sur la montagne.

L’ouvrage : huit nouvelles sont regroupées ici sous l’intitulé Lettres de mon refuge. Ce recueil a été le fruit d’une longue gestation, de 1999, pour La directe à la IV à l’année 2006 avec la Dame du Gélas. Maurice Ricci a réussi à retranscire dans un style fluide et dépouillé des Histoires du Mercantour, histoires vécues, histoires imaginées, histoires pour les amoureux de la montagne et les amateurs de jolis récits.
La directe à la IV a obtenu le Grand Prix 1999 de la “nouvelle de montagne” du concours littéraire de la Médiathèque de Saint-Martin Vésubie.

Les titres des nouvelles du Mercantour sont :

1 - La source
2 - Installation
3 - Trompeuses apparences
4 - Le quart d’heure du diable
5 - La Dame du Gélas
6 - La vérité, enfin
7 - La directe à la IV
8 - Signore delle Cime

C’est pourquoi je viens discrètement, en catimini, déposer ce livre, ces “Lettres de mon refuge” dans un coin de votre bibliothèque, espérant que, par hasard, vous l’ouvrirez un jour et qu’il saura vous distraire… (Extrait de l’Avant-Propos).

Prix 9,50 euros - format 14x20 cm - 80 pages
ISBN N°978-2-917790-00-7

 
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« Après l’école »
de Christian Jacomino

Avec l’association Voix Haute pour lutter contre l’illettrisme !

L’auteur de ce livre, Christian Jacomino a consacré sa carrière d’instituteur à la pédagogie de la lecture. Il a conçu et expérimenté une méthode originale fondée sur une appropriation jubilatoire du patrimoine littéraire (la poésie surtout). Dans les ateliers Voix Haute qu’il a créés et qu’il dirige, la lecture est une activité de partage et d’échanges (oraux) qui engage le corps tout entier. Les exercices de mémoire y retrouvent la place centrale qu’ils occupent dans les sociétés traditionnelles. Même si, bien sûr, le texte est ici porté par Internet et projeté sur grand écran.

Voix Haute apparaît aujourd’hui comme une proposition parmi les plus innovantes et les plus efficaces dans la lutte contre l’illettrisme. La méthodologie mise en œuvre intéresse les spécialistes, mais aussi bien les parents d’élèves qui s’étonnent que leurs enfants ne lisent plus. Et tous ceux, enfin, qui ont à cœur que continue la transmission du goût et de la mémoire de notre langue.

Une préface de Raoul Mille
Cet ouvrage est le premier volume de notre nouvelle collection intitulée : Collection Voix Haute. Il comporte une préface de Raoul Mille, que l’on ne présente plus ! Raoul Mille s’engage lui aussi dans le combat contre l’illettrisme, et nous le remercions de sa participation à cet ouvrage.
La couverture est une création graphique de notre « DA » Estrella, le portrait de femme est tiré d’un tableau de Christophe Hierro, que nous remercions ici !

Parution mars 2008
ISBN N°978-2-9524-3919-0
Prix 8,50 euros

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Albert Camus et Blanche Balain
L’amitié par-dela la 2ème guerre mondiale

Blanche Balain - La Récitante - 2
Nice et la Drôme, Camus retrouvé, 1940-1944

La génése du l’ouvrage :

En 2000, Blanche Balain publiait le premier tome de La Récitante, récit autobiographique dans lequel elle évoquait sa rencontre avec Albert Camus à Alger en 1937. Elle se mit très vite à la rédaction du second volume de ses souvenirs et parvint à le terminer, avant de s’éteindre dans l’été 2003. Il restait cependant un nombre important de corrections à apporter au texte. Elle en avait confié la charge à Pierre-François Astor, qui avait déjà édité le recueil de textes intitulé Mémoire et le premier tome de La Récitante. La correction sans l’auteur demande d’être extrêmement vigilant. C’est ce texte qui paraîtra cette année aux Editions Baie des Anges.
Blanche Balain est née en 1913. Les débuts de sa vie ont été marqués par de nombreux voyages accompagnant son père, officier dans l’armée coloniale. Un premier séjour en Indochine, puis en Algérie, avant de revenir en France et de repartir à Hanoi où elle va au lycée et passe son baccalauréat. Ce seront ensuite de nouvelles années à Alger, en compagnie d’Albert Camus et du Théâtre de l’Equipe. Elle quitte Alger en 1939 pour Nice et Anneyron dans la Drôme.

Le deuxième tome de La Récitante s’ouvre au début de la guerre. Dans son petit village natal de la Drôme, la jeune femme qu’elle était vit dans une profonde solitude morale, accablée par les événements. Les nouvelles qui lui parviennent de ses amis d’Algérie sont rares. Elle écrit mais elle ne parvient pas à retrouver le souffle des poèmes qui avaient été celui de la Sève des jours, du moins en a-t-elle l’impression. Elle passe les hivers à Nice où sa famille s’installe, avenue des Fleurs. La Récitante rend-compte de l’atmosphère culturelle niçoise de ses années.

De retour dans la Drôme au printemps 1942, elle reçoit une lettre de Camus, retiré au Panelier.

L’amitié renaît. Ils se retrouvent à Valence, Vienne et Saint-Etienne. Camus se charge à nouveau de publier les poèmes de Blanche chez Charlot. Mais le manuscrit est bloqué par le débarquement américain en Afrique du Nord et Temps lointain ne paraîtra qu’après-guerre.

Ce sont ces années de 1940 à 1944 que La Récitante fait revivre.

Le co-auteur :

Pierre-François Astor, né en 1961, vit à Nice. Il est docteur en histoire. Il a consacré sa thèse à la carrière de Jeanne-Paule Sicard, l’amie d’Albert Camus et de Blanche Balain. J.P. Sicard a été la première femme à avoir exercé les fonctions de chef de Cabinet à Matignon en 1950.

Il est également l’auteur de la biographie du sculpteur Lipa (Monographie Lipa parue aux éditions Baie des Anges).

Vous trouverez ci-joint un extrait, le début du Chapitre 2 intitulé « L’exilé »

« En ces derniers jours d’août, la chaleur est encore lourde, pénétrante, elle recouvre le village, la rue, les maisons, les portes restent closes et les volets tirés. Dans la maison règne une ombre qu’on appelle fraîcheur, il est vrai que tout est bien ici, paisible et silencieux. C’est la fin de la matinée, dans la cuisine se prépare le repas, une femme se tenant très droite s’en occupe... ma mère. Moi, venant de la cour pleine de soleil, je rentre par la cuisine. J’entends, à ce moment, le coup frappé à la porte extérieure, aussitôt la porte s’ouvre, et une voix familière annonce : « Facteur !... une lettre... »
- « Bonjour, une lettre pour Mademoiselle » dit-il, souriant.
- « Oh ! Merci », je prends la lettre, elle est carrée, d’un blanc-gris, je la regarde et aussitôt, je reconnais l’écriture : serrée, étroite, d’une encre bleue.
Le coeur bat. Est-ce possible ? Il y a derrière cette lettre un immense silence de presque trois ans. D’où vient-elle, d’Alger sans doute ? Non, le tampon postal indique : Haute-Loire - puis, déchiffré malaisément - « Mazet Saint-Voy ». Comme je reste immobile, on me pose une question (nous attendons la lettre d’une amie). J’hésite, je dis - « Non... c’est ... » Ce nom prononcé tombe comme une énorme pierre au milieu de la table. J’entends enfin un murmure : « Par exemple ! » dit-elle !

J’éprouve intensément un désir de solitude. Traversant la cuisine, je prends l’escalier pour aller dans ma chambre. J’ouvre l’enveloppe, je tire une feuille toute recouverte de son écriture... Le cœur ne bat plus, il s’arrête un instant. Je lis, en haut, à droite, une date : 25 août. « Chère Blanche, Voici bien longtemps que nous ne nous sommes pas parlé. Il n’y a pas de raison pour que cela dure, n’est-ce-pas ? J’ai été gravement malade et je suis ici pour me soigner ».

L’annonce de sa maladie n’est pas une nouvelle pour moi : une lettre d’Ed. Charlot, le fidèle correspondant, m’avait appris en effet que notre ami avait fait une rechute de tuberculose, et qu’il était très souffrant à Oran. Puis, je n’avais rien su d’autre. Maintenant, il est ici, très proche, dans ce grand pays de prés et de bois, à 1000 mètres d’altitude.

Il avoue qu'il s’ennuie un peu et qu'il essaie de travailler. « Qu’êtes-vous devenue depuis ce long temps ? » Il me dit avoir rencontré Charlot à son passage à Alger, lui avoir parlé de « La Sève des Jours » et quel bien il en pensait encore. Il s'inquiète de mon envie de publier à nouveau et se propose de m'y aider. Espérant me lire et me revoir, il conclut sa lettre par une formule qui lui était habituelle « votre fidèle A.C. ».
La lecture de cette lettre, que je fais debout, me bouleverse et me laisse aussi interdite. A travers toutes ces années, écrit-il ; et comme il traverse aisément ce grand désert, pour moi ; pour lui une vie pleine et heureuse, je suppose... De toutes façons, je devine que cette lettre est un événement dans ma vie, et je m’assois au bureau, j’ouvre le cahier, je note, laconique : « 28 août - Lettre de A.C. Etonnant ».
Toute la journée, que je passerai au-dehors, dans une longue marche à travers les champs et les bois, je retournerai en tous sens cet étonnement et cette émotion, l’indécision et la certitude. Cette lettre est celle d’un Ami, celle d’une fidélité, le geste très sincère et très simple vers un accord retrouvé, possible, une main tendue. Ne m’avait-il pas écrit, naguère « Vous gardez mon amitié et vous n’avez rien perdu de ce qui est votre part ».
Je ne dois pas me diviser et me perdre, ai-je pensé alors, dans des souvenirs amers ou dans des illusions faciles.

J’ai décidé de lui répondre bientôt. Au bas de la feuille, une adresse est notée : Le Panelier par Mazet-Saint-Voy - Haute-Loire. Quelques jours plus tard, je lui écris puis je reçois à nouveau sa réponse, lettre du 8 septembre. Cette lettre m’apporte le même ton de simplicité et de sincérité. Il me parle de cette maladie qui l’oblige à l’économie alors qu’il n’est que dépense. Il essaie en tout cas de faire servir cette contrainte à ses projets, il travaille régulièrement et dans un lieu favorable au milieu des prairies et des bois, avec en ce moment des journées lumineuses, pleines d’insectes.

Il regrette de ne pouvoir m’envoyer son livre, n’ayant pas reçu d’exemplaires d’auteur. Le livre a été bien accueilli. Une partie de la zone libre l’a loué, une autre lui a fait des prêches moraux, et finalement, rien n’a changé… Seuls lui importent ses projets qu’il qualifie lui-même de « démesurés » il précise que « L’Etranger », avec un essai qui paraît à ce moment chez Gallimard, forment le premier étage d’un plan de travail considérable.
Il regrette de ne pouvoir avoir mon avis, du fait notamment que j’avais lu déjà beaucoup de ses ébauches. Il a lu aussi les poèmes que je lui ai envoyés et auxquels il trouve « une résonnance plus sourde et plus ample » et m’apprenant qu’il dirige chez Charlot, une collection « Poésie et théâtre » me propose alors d’en réunir une cinquantaine d’après un choix que je pourrais faire.
Il va, à cette époque, régulièrement à Saint-Etienne pour son traitement, et me propose de l’y rencontrer. Ensuite, craignant la froideur de l’hiver, il pense rentrer en Algérie.
Je lui écris et lui envoie d’autres poèmes. Je reçois sa lettre du 3 octobre et enfin le livre. Il m’annonce qu’il passera un ou deux jours à Lyon à la fin du mois d’octobre et me demande d’y penser. Plus tard, il prévoit de repartir en Algérie, fin novembre, en passant par Marseille. Comme j’aurai alors regagné Nice, nous pourrions nous rencontrer à mi-chemin, à Toulon. Et il achève sa lettre en évoquant les arbres de l’automne qui ressemblent à mes poèmes, heureux, dit-il, de ces retrouvailles épistolaires. »

Prix 18,00 euros / ISBN 2-9524391-4-1
180 pages en format 14,5 par 20,5 cm

 

Le taureau du désert

Petite nouvelle des étoiles...

Christophe Hierro

Le taureau du désert,
ça n’existe pas :
c’est juste un rêve,
mais quand même.
Il se passe des choses étranges :
des souvenirs,
des hasards,
des coïncidences,
des désirs,
des regards,
des présences,
et des rencontres extraordinaires.
Le taureau du désert,
ça n’existe pas.
c’est juste un rêve..


L’auteur :

Bienvenue dans le monde de Christophe Hierro, auteur, artiste peintre, membre d’une famille aux origines andalouses, avec des frères et sœurs “artistes “ eux aussi.

Christophe est actuellement architecte dans un des plus grands cabinets de la Côte d’Azur.

Christophe vit et travaille à Nice.


Origine :

Né au Maroc en 1968, depuis l’âge de 6 ans à Nice, il a fréquenté l’école maternelle des Baumettes, puis il fût élève appliqué au lycée d’Estienne d’Orves. Ensuite ce sera Marseille Luminy et son école d’architecte (période 86/96), entrecoupé d’une première exposition à la galerie du Trolleybus.
1996, retour à Nice et début des années difficiles ou problèmes de cœur se conjuguent avec soucis financier, mais la petite nouvelle des étoiles sur le papier et les taureaux sur la toile apparaissent…
Le XXIème siècle verra naître un nouveau Christophe, les taureaux arrivent à maturité sur la toile et prolifèrent, la nouvelle est prête…

 

Entrez !

Entrez dans cet univers particulier mi-rêve, mi-réalité.
Cette petite nouvelle des étoiles se lit d’une seule traite par une nuit de pleine lune assis sur une plage ou au fond de son lit cloué par 40° de fièvre.
De la Côte d’Azur, au désert du Maroc en passant par Barcelone et Séville, c’est une légende de corrida. Mais ne vous y trompez-pas, le sujet c’est le taureau, pas la tauromachie…

Pourquoi ?

“parce que le taureau c’est mon signe astrologique”,
“parce que je suis d’origine espagnole”,
“parce que c’est un sujet inépuisable”,
“parce que j’aime ça !”

 

 

Le descriptif

Format 130x210 mm
Reliure dos collé
68 pages
3 poèmes
5 illustrations originales
ISBN 2-9515448-5-5

 


Ce qu’en pense son éditeur...

“Cette nouvelle met en parallèle le travail graphique de Christophe artiste - peintre et celui plus lyrique de Christophe auteur.

Ce livre a été conçu autour du concept du taureau du désert, mélange d’écrits, de poèmes et de peinture, en effet Christophe a peint plus de 32 toiles sur ce thème.

Dans la réalisation graphique de la nouvelle, rien n’a été laissé au hasard. La “mise en page” a été travaillée en étroite collaboration entre l’auteur et son éditeur, les reproductions ne sont pas là par hasard, les blancs sont aussi très importants dans ce livre, ils permettent au lecteur de respirer, de reprendre ses esprits…

Je pense que cette nouvelle doit se lire d’un “seul jet”, puis il faut laisser traîner l’ouvrage sur sa table de chevet et de temps en temps s’immerger à nouveau dans cet univers si particulier en piochant au hasard, relire un poème, reprendre un passage, redécouvrir une reproduction.

Pour Christophe, écrire cette nouvelle a été une libération psychologique et artistique. Personnellement, pour l’avoir côtoyé pendant près de 10 ans, je pense que ce livre est plus proche de l’autobiographie que du rêve… “

 

 

 

 

Notre prix : 9 euros

+ frais de port :
envoi normal :
envoi par poste livre 4,38 euros


 

Une chance sur 1 million
Par Christophe Hierro

Un polar à la niçoise !

La couverture du livre

Une intrigue qui débute à Nice !

Le récit d’une histoire folle mais réaliste, un nouveau roman qui mêle rêve acidulé, sombre réalité et coïncidences troublantes.
Trois personnages qui se croisent
c.h. , un journaliste qui écrit des articles sans relief dans un banal journal de province.
Casimir Smith, l’heureux gagnant au loto d’une énorme cagnotte de 50 millions d’euros, qu’il n’est jamais venu chercher.
Natasha, une jeune femme hantée, depuis des années, par le désir de vengeance.
C’est aussi une histoire dans l’histoire
Celle d’un artiste complètement fou Sérial Art Killer, un tueur en série, qui utilise ses victimes comme matériau pour la réalisation de ses oeuvres.
L’occasion pour Christophe de décrire un vernissage sur la Côte d’Azur avec un humour corrosif et décapant qui n’épargne personne.

C’est l’univers de Christophe Hierro
Entrez et voyagez avec lui dans un monde étrange et criant de vérité.
Mais prenez garde !
Entre le rêve et le réalité, la frontière est mince...

L’auteur :

Christophe Hierro signe, après Le taureau du désert, paru aux éditions Baie des Anges,
un nouveau récit qui mêle, une fois de plus, rêve acidulé, sombre réalité, histoires d’ici et d’ailleurs... Histoire d’ici, c’est Nice, et toute ressemblance avec des personnes existantes ou ayant existé ne serait que pure fiction. Histoire d’ailleurs, c’est une rencontre dans un cinéma, une quête à travers l’océan, des rats de bibliothèque...
Des histoires sur vous et moi, des hasards qui n’en sont pas, des coïncidences qui troublent...


Extrait :

Serial Art Killer
Ca peut commencer de la manière suivante.
Un grand vernissage d’art sur fond de Côte d’Azur. Il y a des jolies femmes maquillées comme des voitures volées, et des élus qui s’auto-congratulent, des artistes incompris, des pique-assiettes, des attachés de presse, des galeristes. On inaugure un nouvel espace culturel.
On a laissé une chance à quelques artistes bien introduits. C’est comme ça que ça se passe.
Si le talent était le seul moyen d’accéder à la reconnaissance, ça se saurait. Je suis aigri.
Les expériences graphiques qui sont exposées me rappellent mes premiers travaux d’école. La plupart de ces œuvres sont remarquables par leur manque de technique et pire encore par leur absence d’âme. Des monochromes, des phrases imbéciles sur des fonds merdiques, des empilements de faux détritus, des jocondes à moustaches, des capots d’automobiles froissés, rien que du déjà vu et revu mille fois. Les commentaires fusent.

Un artiste mondain filme toute la scène. Vous savez, c’est celui qui fait de la réclame à la télévision pour des pâtes surgelées.
Il avait eu ses belles heures de gloire.
“ Tu crois pas que c’est un peu exagéré,
quinze mille euros pour ce bout de tôle rouillé,
regarde-moi le travail, on dirait qu’il a chié dessus. “

 


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